Quand tu démarres une activité, tu peux perdre beaucoup de temps sur la mauvaise question. Tu te demandes s’il te faut d’abord un site internet, un profil LinkedIn propre, une page Facebook, une fiche Google, des cartes de visite, une présence sur Instagram, ou une inscription sur une plateforme freelance.
Et au final, tu fais un peu tout. Donc rien ne décolle vraiment.
Le vrai problème, ce n’est pas que tu n’as aucun moyen de te faire connaître. Le vrai problème, c’est que tu ne sais pas par quoi commencer. Or, au début, ce choix change énormément de choses. Si tu te disperses trop vite, tu perds du temps, de l’énergie, parfois de l’argent, et surtout de la clarté.
Quand tu lances ton activité, ton objectif n’est pas d’être présent partout. Ton objectif est d’être trouvable au bon endroit, par les bonnes personnes, avec un message compréhensible.
Quand on débute, on veut souvent “exister partout”. On veut un site, un LinkedIn propre, une page Facebook, une fiche Google, un logo, une carte de visite, un compte Instagram, parfois même une newsletter avant d’avoir un seul client.
Cette envie est compréhensible. Elle donne l’impression de construire quelque chose de sérieux. Mais dans la pratique, elle crée souvent l’effet inverse. Tu disperses tes efforts au lieu de renforcer un canal prioritaire.
Une présence faible partout impressionne moins qu’un canal simple mais bien travaillé. Mieux vaut être clair et visible à un endroit précis que flou sur six plateformes différentes.
La première règle est donc simple : tu n’as pas besoin de tout lancer. Tu dois choisir le canal le plus logique pour ton activité actuelle.
On parle beaucoup de digital, de réseaux sociaux et de contenu. Pourtant, le bouche-à-oreille reste souvent l’un des premiers leviers les plus concrets quand tu démarres.
Pourquoi ? Parce qu’au début, les gens qui peuvent te recommander ne sont pas forcément des inconnus. Ce sont souvent d’anciens collègues, des clients passés, des connaissances, ton entourage, des personnes qui savent déjà qui tu es et ce que tu peux faire.
Mais attention : le bouche-à-oreille ne veut pas dire attendre passivement que quelqu’un parle de toi. Pour être recommandé, il faut déjà être compréhensible.
Tu dois savoir expliquer clairement ce que tu fais, pour qui, et sur quel problème. Si ton entourage ne comprend pas ton activité, il ne pourra pas te recommander correctement. Le bouche-à-oreille commence donc souvent par une phrase simple et répétée.
Par exemple : “J’aide les petites entreprises à créer des contenus plus clairs pour mieux être trouvées sur Google” est beaucoup plus efficace que “je fais un peu de communication”.
LinkedIn peut être un excellent canal si tu vends du service, de l’expertise, du conseil, du digital, de la formation, de l’accompagnement ou une compétence intellectuelle visible.
Si tu t’adresses à des entreprises, des indépendants, des décideurs, des recruteurs ou des clients professionnels, LinkedIn mérite clairement d’être étudié. C’est un réseau où tu peux montrer ton expertise, expliquer ta méthode, créer de la confiance et entrer en contact avec des prospects.
Mais LinkedIn n’est pas magique. Si ton offre est floue, ton profil confus et tes publications sans angle, tu risques surtout de parler dans le vide.
LinkedIn fonctionne mieux quand tu sais déjà formuler ce que tu fais. Il ne remplace pas la clarté. Il l’amplifie. Si ton message est précis, LinkedIn peut devenir un levier puissant. Si ton message est flou, il rendra surtout ton flou plus visible.
Pour les métiers du digital, beaucoup de débutants veulent tout de suite créer un site, une identité visuelle, un tunnel de vente, un compte Instagram, une stratégie de contenu complète. Pourtant, il existe déjà des endroits où des clients cherchent activement des freelances.
C’est là que des plateformes comme Malt ou Codeur.com peuvent être utiles. Malt se présente comme une plateforme permettant aux entreprises de trouver des freelances. Codeur.com se présente comme une plateforme de mise en relation entre porteurs de projet et freelances en France.
Est-ce parfait ? Non. La concurrence peut être forte, les prix peuvent varier, et tu ne dois pas dépendre uniquement de ce type de plateforme.
Mais au démarrage, cela peut t’aider à être visible plus vite, à comprendre le marché, à observer comment les autres se présentent, à identifier les demandes récurrentes et parfois à décrocher tes premières missions.
Si tu es développeur, graphiste, rédacteur, consultant SEO, expert marketing, UX designer, spécialiste no-code ou freelance du web, ce serait dommage de ne pas regarder ces plateformes du tout.
Tout ne passe pas par LinkedIn, Malt ou un site personnel.
Dans beaucoup de métiers, notamment les services à la personne, les petits travaux, le dépannage, l’artisanat, l’aide à domicile, l’accompagnement local ou les prestations de proximité, il existe des plateformes spécialisées et des circuits locaux de recommandation.
La bonne question n’est donc pas toujours : “Est-ce que je dois faire un site ?”
La bonne question est plutôt : où mes clients cherchent-ils déjà ce type de service aujourd’hui ?
Parfois, la réponse sera une plateforme spécialisée. Parfois, ce sera un groupe Facebook local. Parfois, ce sera Google Business Profile. Parfois, ce sera ton réseau personnel.
Le bon canal n’est pas celui qui paraît le plus professionnel. C’est celui où tes clients ont déjà l’habitude de chercher.
Si ton activité dépend d’une zone géographique, tu dois sérieusement regarder Google Business Profile. C’est le nom actuel de l’ancien Google My Business.
Google indique que la fiche d’établissement permet d’apparaître sur Google Search et Google Maps, d’ajouter des informations comme les horaires, les photos, les services, et d’interagir avec les clients. La création d’une fiche est gratuite.
Pour une activité locale, c’est souvent un levier beaucoup plus utile qu’un beau site internet sans trafic. Un client local ne tape pas forcément ton nom. Il tape plutôt “coach sportif + ville”, “jardinier + ville”, “plombier + ville”, “aide à domicile + ville” ou “consultant + ville”.
Si tu n’apparais nulle part, tu laisses la place aux autres.
Pour une activité locale, Google Business Profile peut donc arriver très haut dans l’ordre des priorités.
Facebook est parfois vu comme moins moderne que LinkedIn ou Instagram. Pourtant, pour certaines activités, il reste très utile.
Si tu débutes et que tu veux un premier niveau de présence gratuit, simple et rapide, tu peux créer un compte propre, ouvrir une page Facebook professionnelle, présenter ton activité et publier quelques contenus simples.
Meta propose bien la création de pages Facebook pour les entreprises. Cela permet d’avoir un point de présence, de partager des informations, et surtout de diffuser localement dans des groupes pertinents.
Si ton activité est locale, les groupes Facebook de ville, de quartier, de parents, de particuliers, d’artisans ou de services peuvent être très efficaces. Ce n’est pas forcément glamour. Mais si ça met ton offre devant les bonnes personnes, c’est utile.
Un site internet peut être un excellent outil. Il peut renforcer ta crédibilité, présenter ton offre, centraliser tes informations, améliorer ton référencement et devenir un point d’ancrage durable.
Mais au départ, il faut être lucide : un site web coûte du temps, de l’argent ou les deux. Et surtout, un site sans trafic, sans message clair et sans offre bien formulée devient souvent une carte de visite chère mais peu utile.
Si tu n’as pas encore clarifié ton offre, ta cible et ton premier canal d’acquisition, le site peut attendre un peu. Il sera beaucoup plus utile quand tu sauras quoi dire, à qui parler et quelle action tu veux provoquer.
Donc oui, le site est un plus. Mais non, ce n’est pas automatiquement le premier pas.
Si tu as une activité locale, commence souvent par Google Business Profile, une page Facebook professionnelle, les groupes locaux et le bouche-à-oreille. Le site peut venir ensuite, quand ton offre est plus claire ou quand tu veux travailler ton référencement.
Si tu as une activité digitale, freelance ou B2B, LinkedIn peut être un très bon point de départ. Tu peux l’associer à des plateformes comme Malt ou Codeur.com pour capter plus vite des demandes existantes. Le bouche-à-oreille professionnel reste aussi très important.
Si tu proposes un service pratique ou de proximité, commence par le bouche-à-oreille, les plateformes spécialisées, Facebook local, puis Google Business Profile si ton activité s’y prête.
Tu vois l’idée : on ne choisit pas le même canal selon le métier. C’est précisément pour ça qu’il ne faut pas appliquer une recette unique à tout le monde.
Le vrai piège n’est pas de choisir un canal imparfait. Le vrai piège est de vouloir tout faire en même temps parce que tu as peur de rater quelque chose.
Au démarrage, ce que tu risques surtout de rater, c’est la puissance de la concentration.
Si tu veux avancer proprement, choisis un canal principal. Éventuellement un canal secondaire. Mais pas plus au début.
Pose-toi trois questions simples : où mes clients me cherchent-ils aujourd’hui ? Quel canal puis-je activer vite, sans gros budget ? Quel canal correspond à mon activité réelle, pas à ce que je trouve “stylé” ?
La réponse à ces trois questions vaut mieux qu’un plan marketing compliqué.
Ne cherche pas à être partout. Choisis le canal le plus cohérent avec ton activité, puis donne-toi deux ou trois semaines pour l’utiliser sérieusement.
Si tu es local, crée ou optimise ta fiche Google Business Profile et ta page Facebook. Si tu es freelance B2B, retravaille ton profil LinkedIn et teste une plateforme comme Malt ou Codeur.com. Si tu comptes sur le bouche-à-oreille, écris une phrase simple pour expliquer ton activité et envoie-la à dix personnes qui peuvent comprendre ou recommander ton travail.
Le but n’est pas d’avoir une présence parfaite. Le but est d’être visible au bon endroit, avec un message clair.
Non. Un site internet peut être très utile, mais il n’est pas toujours prioritaire. Si ton offre n’est pas claire et si tu n’as pas de trafic, il risque de ne pas t’apporter de clients immédiatement.
Non. LinkedIn est surtout pertinent pour les activités B2B, digitales, de conseil, de formation ou d’expertise. Pour une activité locale ou très terrain, d’autres canaux peuvent être plus efficaces.
L’ancien Google My Business s’appelle aujourd’hui Google Business Profile. C’est un outil gratuit qui permet de créer une fiche d’établissement visible sur Google Search et Google Maps.
Ils peuvent l’être pour les freelances du numérique. Ces plateformes peuvent aider à être visible plus vite, à observer le marché et parfois à décrocher des premières missions.
Commence par le canal gratuit le plus logique pour ton activité : bouche-à-oreille, LinkedIn, page Facebook, groupes locaux ou Google Business Profile selon ton métier.
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