Votre prestation est terminée. Le client est satisfait et sort sa carte bancaire pour vous régler. De votre côté, vous cherchez le terminal de paiement. Il est peut-être resté dans le fourgon, rangé sous les outils. À moins que sa batterie soit tout simplement déchargée.
Autre possibilité : vous n’avez jamais voulu louer un TPE parce que vous encaissez seulement quelques paiements par carte chaque mois. Payer un abonnement pour un appareil utilisé cinq ou dix fois paraît difficile à justifier.
Le Tap to Pay répond précisément à ce problème. Cette technologie transforme votre smartphone en terminal de paiement sans contact. Votre client approche sa carte de votre téléphone et la transaction est validée en quelques secondes.
Pour un artisan, un commerçant ambulant ou un indépendant qui travaille chez ses clients, cette solution peut éviter l’achat ou la location d’un appareil supplémentaire.
Avant d’entrer dans les détails, voici ce que vous devez retenir :
Le Tap to Pay convient surtout aux entrepreneurs mobiles et aux professionnels qui encaissent peu de paiements par carte. Pour un commerce réalisant des dizaines ou des centaines de transactions quotidiennes, un terminal classique peut rester plus pratique.
Le Tap to Pay, que l’on peut traduire par « toucher pour payer », permet à un professionnel d’accepter un paiement sans contact sur son smartphone.
Le téléphone joue alors le rôle habituellement confié au terminal de paiement électronique. Aucun boîtier supplémentaire n’est requis.
Le client peut régler son achat ou sa prestation avec une carte bancaire sans contact, mais aussi avec un smartphone ou une montre connectée utilisant Apple Pay, Google Pay ou un service comparable.
Cette technologie porte parfois d’autres noms : SoftPOS, Tap on Phone ou encore Tap on Mobile. Derrière ces appellations, le fonctionnement reste le même.
Le Tap to Pay repose sur le NFC, pour Near Field Communication. Cette technologie permet à deux appareils très proches d’échanger des informations.
Vous l’utilisez peut-être déjà sans le savoir lorsque vous payez avec votre propre téléphone dans un magasin. Avec le Tap to Pay, le principe est simplement inversé : votre smartphone ne sert plus à payer, mais à encaisser.
La procédure est assez courte :
L’opération prend généralement quelques secondes lorsque la connexion fonctionne correctement.
Pour certains montants, le client peut être invité à saisir son code confidentiel directement sur l’écran du téléphone. L’application affiche alors un clavier sécurisé conçu pour protéger la saisie.
Cette solution s’adresse d’abord aux professionnels qui se déplacent et ne possèdent pas de caisse fixe.
Un plombier peut encaisser son client à la fin d’un dépannage. Un paysagiste peut recevoir le règlement avant de quitter le domicile où il vient d’intervenir. Un coiffeur à domicile, un photographe ou un coach sportif peuvent faire de même.
Le Tap to Pay convient aussi aux commerçants présents sur les marchés, aux créateurs qui participent à quelques salons dans l’année ou aux associations qui organisent ponctuellement un événement.
La fréquence des paiements compte beaucoup dans le choix. Si vous acceptez seulement cinq règlements par carte dans le mois, payer chaque mois la location d’un terminal peut rapidement coûter plus cher que les commissions prélevées sur les transactions.
Quand on prépare le lancement d’une activité, le moyen de paiement passe parfois au second plan. On se concentre sur l’offre, les tarifs, le statut ou la recherche de clients. L’encaissement arrive tout au bout de la réflexion.
Pourtant, un paiement compliqué peut transformer une prestation réussie en expérience un peu bancale.
Votre client n’a pas d’espèces et vous n’acceptez pas la carte ? Vous lui transmettez votre RIB en espérant recevoir le virement rapidement. Rien ne garantit qu’il le fera en rentrant chez lui. Il peut oublier, reporter le paiement ou perdre votre message.
Vous devrez alors surveiller votre compte, vérifier si la somme est arrivée et peut-être envoyer une relance. Ce n’est agréable ni pour vous ni pour le client.
Avec un encaissement immédiat, la vente se termine proprement. Le client paie, reçoit son justificatif et vous pouvez classer la prestation sans attendre un règlement ultérieur. Pour une jeune entreprise, cette simplicité aide aussi à protéger la trésorerie.
Le Tap to Pay n’a pas vocation à remplacer tous les terminaux de paiement.
Un commerce qui encaisse de nombreux clients chaque jour peut préférer un appareil dédié. Le terminal reste posé près de la caisse, plusieurs salariés peuvent l’utiliser et le téléphone personnel du dirigeant n’entre pas dans le parcours d’encaissement.
Pour un professionnel mobile, la situation est différente.
| Critère | Tap to Pay | TPE classique |
|---|---|---|
| Matériel | Smartphone compatible | Terminal dédié |
| Coût fixe | Souvent absent | Possible selon le contrat |
| Commission | Prélevée sur chaque transaction | Variable selon le contrat |
| Mobilité | Très bonne | Dépend du modèle choisi |
| Batterie | Celle du smartphone | Appareil supplémentaire à recharger |
| Usage adapté | Encaissements mobiles ou occasionnels | Encaissements fréquents en point de vente |
Le bon choix dépend donc de votre activité. Un artisan qui encaisse quelques prestations par mois n’a pas les mêmes besoins qu’un restaurant ou une boutique.
L’absence de terminal ne signifie pas que les paiements sont entièrement gratuits. Le prestataire prélève une commission sur chaque transaction.
Les tarifs varient selon les solutions. Certaines appliquent un pourcentage unique, souvent autour de 1,5 à 1,75 %. D’autres associent un pourcentage plus faible à une petite somme fixe.
Au moment de la rédaction de cet article, Indy affiche la tarification suivante pour son Tap to Pay :
Prenons l’exemple d’une prestation facturée 500 €.
La commission proportionnelle atteint 4 €. En ajoutant les 0,15 € fixes, l’encaissement coûte 4,15 €.
Avec une solution facturant 1,75 % sans part fixe, la même transaction revient à 8,75 €.
Ce calcul permet aussi de mesurer l’intérêt du Tap to Pay pendant une période creuse. Imaginons que vous n’encaissiez qu’un seul client par carte au mois d’août. Avec un terminal loué, vous paierez son abonnement même s’il reste rangé pendant trois semaines. Avec une offre sans abonnement, vous supportez seulement les frais liés au paiement réellement encaissé.
Pensez tout de même à intégrer ces commissions dans le calcul de vos tarifs. Sur une transaction isolée, quelques euros semblent modestes. Sur une année complète, leur accumulation peut peser sur votre marge.
Indy est une solution de gestion destinée aux indépendants, aux micro-entrepreneurs et aux petites entreprises. Je l’utilise personnellement pour certaines fonctions de gestion.
Son offre gratuite comprend notamment un compte professionnel avec un IBAN français, une carte Mastercard, un outil de facturation, le suivi des opérations et l’accès à sa plateforme de facturation électronique.
Le Tap to Pay est directement intégré à l’application mobile. Pour l’utiliser, vous devez disposer d’un compte professionnel Indy. Les sommes encaissées sont ensuite versées sur ce compte, avec un délai annoncé d’environ 24 heures.
Cela ne vous oblige pas à abandonner votre banque actuelle. Vous pouvez conserver votre compte principal et utiliser celui d’Indy en complément. Vous pouvez également synchroniser un autre compte bancaire avec l’outil de gestion.
Cette organisation permet de tester le service sans déplacer immédiatement toute votre activité bancaire. À vous ensuite de voir si cette configuration correspond à votre manière de travailler.
Précision nécessaire : le lien vers Indy proposé sur Entrepreneur-Facile est un lien affilié. Si vous passez par ce lien, je peux recevoir une commission. Cela ne change ni le prix du service ni ses conditions d’utilisation pour vous.
Indy ne sert pas uniquement à encaisser un paiement. La plateforme permet aussi de créer des factures et de préparer l’entreprise à la réforme de la facturation électronique.
À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises concernées devront être capables de recevoir des factures électroniques par l’intermédiaire d’une plateforme agréée.
Pour les PME, les TPE et les micro-entreprises, l’obligation d’émettre des factures électroniques entrera en vigueur le 1er septembre 2027.
Indy figure parmi les plateformes agréées par l’administration fiscale. Vous pouvez donc utiliser le même outil pour créer une facture, la transmettre dans le format attendu, encaisser le client et suivre le paiement.
Attention à une confusion fréquente : une facture envoyée en PDF par e-mail n’est pas automatiquement une facture électronique conforme à la réforme. Le nouveau système repose sur des formats contenant des données structurées et sur une transmission par une plateforme agréée.
Le système reste dépendant de deux éléments : votre connexion et votre smartphone.
Le paiement est sans contact, mais il n’est pas sans réseau. Votre smartphone doit généralement accéder à Internet par la 4G, la 5G ou le Wi-Fi.
Dans une zone blanche ou à l’intérieur d’un bâtiment où le réseau mobile passe mal, la transaction peut échouer. Si votre client l’accepte, vous pourrez éventuellement utiliser sa connexion Wi-Fi.
Gardez également une solution de secours. Un virement instantané ou un lien de paiement peut vous dépanner lorsque la carte ne passe pas.
Votre téléphone doit posséder une puce NFC et respecter les conditions fixées par l’application.
Selon Indy, son service est accessible à partir de l’iPhone XS avec une version compatible d’iOS. Côté Android, la plupart des appareils récents équipés au minimum d’Android 8 peuvent être utilisés.
Ne vous fiez pas uniquement à l’âge du téléphone. Vérifiez sa compatibilité exacte auprès du prestataire avant d’ouvrir votre compte. Une coque très épaisse ou contenant une partie métallique peut aussi perturber le signal NFC.
Une question revient souvent : peut-on réellement demander à un client de saisir son code bancaire sur un téléphone ?
Les applications certifiées utilisent des mécanismes de protection comparables à ceux des autres solutions de paiement sans contact. Les données de la carte sont chiffrées et remplacées par un jeton numérique propre à la transaction. Ce procédé porte le nom de tokenisation.
Le professionnel n’accède ni au numéro complet de la carte ni au code confidentiel du client.
La sécurité dépend aussi de vos propres habitudes. Téléchargez uniquement l’application officielle du prestataire, installez les mises à jour du téléphone et protégez son accès avec un code robuste ou une authentification biométrique.
Un smartphone utilisé comme outil d’encaissement devient un appareil professionnel. Évitez donc de le prêter ou de le laisser accessible sans verrouillage.
La mise en place ne demande généralement que quelques minutes.
Commencez par vérifier la présence du NFC dans les réglages de votre smartphone. Comparez ensuite les commissions, les délais de versement et les cartes acceptées par les différents prestataires.
Après la création de votre compte, téléchargez l’application officielle et activez la fonction Tap to Pay. Réalisez un paiement test avant votre première intervention. Vous saurez ainsi où saisir le montant, comment présenter le téléphone et comment envoyer le reçu au client.
Ce test peut paraître anodin, mais mieux vaut découvrir le fonctionnement tranquillement que devant un client pressé.
Oui. Un micro-entrepreneur peut accepter les règlements de ses clients par Tap to Pay. Les sommes encaissées doivent être inscrites dans le livre des recettes et intégrées au chiffre d’affaires déclaré.
Oui. Le plafond habituellement associé au paiement sans contact ne bloque pas systématiquement la transaction. Selon la carte et l’application utilisées, le client peut saisir son code confidentiel sur l’écran sécurisé du smartphone.
Non. L’application est installée uniquement sur le téléphone du professionnel. Le client utilise sa carte bancaire, son smartphone ou sa montre connectée comme sur un terminal de paiement classique.
Oui. Vous pouvez garder votre banque actuelle et utiliser Indy en complément. L’accès au Tap to Pay d’Indy demande cependant l’ouverture de son compte professionnel, puisque les paiements encaissés sont versés sur celui-ci.
Si vous êtes artisan, indépendant ou commerçant ambulant, le Tap to Pay peut vous éviter de transporter un terminal supplémentaire et de payer un abonnement pendant les mois où vous l’utilisez peu.
Votre smartphone devient votre outil d’encaissement. Vous saisissez le montant, le client approche sa carte et le paiement est enregistré immédiatement.
Avant de choisir votre solution, regardez quatre éléments : la commission, la présence éventuelle de frais fixes, le délai de versement et la compatibilité avec votre téléphone.
Le meilleur choix n’est pas forcément celui qui affiche le taux le plus bas. C’est celui qui correspond à votre volume d’encaissements, à vos déplacements et à la façon dont vous gérez déjà vos factures et votre compte bancaire.
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