Depuis 2016, les termes « micro-entreprise » et « auto-entrepreneur » désignent une même forme juridique simplifiée. Ce modèle entrepreneurial, reconnu pour sa facilité de création, de gestion et de clôture, est largement plébiscité. Que ce soit pour des prestations de services ou pour officialiser un complément de revenus, il présente des spécificités uniques. Explorons le statut de l’auto-entrepreneur à travers dix questions majeures.
Une auto-entreprise est un régime simplifié de l’entreprise individuelle. Elle facilite toutes les démarches administratives et juridiques, de la création à la cessation d’activité. Son objectif est, comme toute entreprise, de générer des bénéfices. Cependant, les déclarations fiscales et les charges sociales sont simplifiées et ne nécessitent pas l’intervention d’un expert-comptable. Contrairement à la création d’une SARL ou d’une SAS, ce statut juridique n’exige pas de capital de départ.
Depuis le 1er janvier 2023, les formalités de création d’une auto-entreprise doivent être réalisées en ligne via le guichet des formalités des entreprises géré par l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Voici les étapes :
Avant de créer une auto-entreprise, il faut remplir certaines conditions :
Le chiffre d’affaires annuel ne doit pas dépasser certains plafonds en 2024 :
Si ces seuils sont dépassés, il faut choisir une autre forme juridique.
Comme tout chef d’entreprise, l’auto-entrepreneur doit déclarer et payer des cotisations sociales proportionnelles à son chiffre d’affaires. En l’absence de chiffre d’affaires, il n’y a pas de charges sociales à régler. Les charges comprennent :
Les taux des cotisations sociales pour 2024 sont les suivants :
Pour plus de détails sur le chiffre d’affaires nécessaire pour valider des trimestres de retraite, consultez cet article.
La micro-entreprise bénéficie de la franchise en base de TVA. Cela signifie que l’auto-entrepreneur ne facture pas de TVA à ses clients et ne peut pas récupérer la TVA sur ses achats, tant qu’il ne dépasse pas certains seuils de chiffre d’affaires annuels. Pour 2024, ces seuils sont :
Si l’auto-entrepreneur dépasse ces seuils, il sort du régime de la franchise en base et doit commencer à facturer la TVA.
Depuis le 1er janvier 2015, les micro-entrepreneurs dont le chiffre d’affaires annuel atteint plus de 10 000 € pendant deux années consécutives sont tenus d’ouvrir un compte bancaire dédié à leur activité professionnelle. Ce compte doit être séparé de leur compte bancaire personnel afin de distinguer clairement les opérations professionnelles et personnelles.
Il est tout à fait possible de cumuler le statut de salarié et celui de micro-entrepreneur, sauf interdiction spécifique par l’employeur ou la convention collective. Lorsque l’activité est un complément de revenu, la micro-entreprise est souvent la forme la plus adaptée. Toutefois, il est prudent de vérifier les conditions auprès de l’employeur ou dans la convention collective, certaines professions réglementant strictement ce cumul.
Les fonctionnaires peuvent également devenir auto-entrepreneurs sous certaines conditions. Depuis la loi de déontologie de 2016, les fonctionnaires doivent obtenir une autorisation de leur administration pour exercer une activité indépendante. Cette autorisation est accordée pour une durée de deux ans, renouvelable une fois. Les activités autorisées doivent être compatibles avec les fonctions du fonctionnaire et ne pas porter atteinte au fonctionnement normal du service public. Pour en savoir plus, il est conseillé de se référer aux textes spécifiques régissant le statut de la fonction publique.
Plafonds de Chiffre d’Affaires : Les plafonds limitent le développement de l’activité et peuvent nécessiter un changement de statut en cas de dépassement.
Les auto-entrepreneurs sont soumis à un régime fiscal spécifique, appelé le micro-fiscal, avec deux options de paiement :
Ces 10 questions-réponses vous apportent un éclairage sur le statut d’auto-entrepreneur. D’autres points sont également à prévoir comme la formation, l’assurance ou encore la tenue d’un registre des ventes.
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Article très bien synthétisé. Je suis auto entrepreneur, c'est un statut facile et idéal pour débuter une activité de prestation de services.
Bonjour,
Merci pour ton commentaire Marine. C'est effectivement le statut idéal dans de très nombreux cas pour lancer un business sans s’embarrasser de trop de paperasse.
Merci pour ce rappel. Ce qui est dommage c'est qu'il n'inclut pas un pourcentage pour le chômage. Par contre ils sont décidé d'augmenter les cotisation pour la retraite.
Malheureusement, pour le chômage, il y a peu de statuts juridiques qui offrent une protection, on retrouve le même problème avec les SARL, SASU, EURL... Mais, cela laisse la possibilité de souscrire ou non à une assurance complémentaire sans subir les règles de l'Etat ;)
Merci pour cet article bien détaillé qui nous aide à voir plus clair pour la suite.
Merci Laura ! Le nouvel article de ce matin peut compléter votre lecture également : https://www.entrepreneur-facile.com/quelle-formation-pour-devenir-auto-entrepreneur/
Article qui tombe à pic. justement je me posais un certain nombre de questions. Merci d'y avoir répondu.
A votre service ;)